livraison de F-16 à Kiev, drones à Moscou, évolution des combats… Le point sur le conflit

Pour Nicolas Sarkozy, la France a tort de livrer « des armes à flux continu à l’un des belligérants »

L’ancien président, selon lequel la France a tort de livrer « des armes à flux continu à l’un des belligérants », pourfend les « postures avantageuses » de ceux qui appellent à soutenir l’Ukraine « jusqu’au bout ». « Est-il raisonnable de faire la guerre sans la faire et de mener un conflit sans prendre la peine de jamais préciser quels sont les buts et les objectifs que l’on cherche à atteindre ? », interroge-t-il, jugeant tout retour en arrière illusoire sur le plan territorial, qu’il s’agisse de la Crimée ou même du Donbass. Dans les deux cas, il suggère la tenue de référendums encadrés par la communauté internationale.

L’Ukraine, « pont entre l’Europe et la Russie », n’aurait donc pas vocation à rejoindre l’OTAN, ni même l’Union européenne, elle doit rester « neutre », affirme-t-il, appelant à renouveler le dialogue avec Vladimir Poutine, qu’il n’a jamais trouvé « irrationnel » quand il le côtoyait. « C’est le devoir du président français de conserver ouverte la voie du dialogue avec la Russie », enjoint-il.

Des propos qui ont déjà donné lieu à une multitude de réactions indignées, la députée Renaissance des Yvelines Natalia Pouzyreff, présidente du groupe France-Russie à l’Assemblée nationale, invitant notamment l’ancien chef de l’Etat à ne pas réécrire l’histoire.