Tsahal annonce « d’importantes opérations militaires » une fois les civils partis du nord de Gaza

Image de couverture : Une frappe israélienne dans le nord de la bande de Gaza, samedi 14 octobre. ARIS MESSINIS / AFP

  • D’après le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), des dizaines de milliers de personnes ont fui leurs maisons à Gaza et se sont déplacées vers le sud après l’ordre d’évacuation donné par Israël vendredi matin aux 1,1 million d’habitants du nord de l’enclave. Avant cette annonce, l’Organisation des Nationes unies (ONU) estimait déjà à plus de 423 000 le nombre de déplacés à Gaza en raison de la réplique militaire de l’armée israélienne après l’attaque du Hamas sur son sol.
  • L’experte de l’ONU référente sur la question des populations déplacées s’est déclarée vendredi « horrifiée » par l’ordre d’évacuation donné par l’armée israélienne à la population du nord de la bande de Gaza, qui constitue selon elle un crime contre l’humanité. Elle a appelé Israël à revenir sur sa décision, à l’instar du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et de nombreuses organisations humanitaires.
  • L’armée israélienne a annoncé, dans la nuit de vendredi à samedi, avoir « frappé une cible terroriste du Hezbollah dans le sud du Liban » en réponse à « l’infiltration d’objets aériens non identifiés en Israël et à des tirs sur un drone » israélienTsahal avait annoncé peu après minuit avoir « intercepté deux cibles non identifiées au-dessus de la ville de Haïfa », dans le nord d’Israël, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec le Liban, ainsi qu’un autre projectile près de la ville de Shefa Amr, également dans le nord du pays.
  • Au moins 1 300 personnes, pour la plupart civiles, ont été tuées en Israël depuis l’attaque lancée il y a une semaine de la bande de Gaza. L’armée israélienne a confirmé samedi matin la présence d’au moins 120 personnes retenues en otage à Gaza par le Hamas. Le nombre de morts dans l’enclave contrôlée par le Hamas est, lui, monté à 2 215 morts, dont 724 enfants, ont fait savoir vendredi soir les autorités locales.
  • Le ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé, vendredi soir, que « ce n’est que le début » de l’offensive israélienne. Il a de nouveau promis de détruire le Hamas, alors que l’armée israélienne se prépare à une invasion terrestre de la bande de Gaza.
  • En Cisjordanie, seize Palestiniens ont été tués dans la journée de vendredi, lors d’affrontements avec les forces israéliennes pendant des rassemblements de solidarité avec la bande de Gaza, selon le ministère de la santé palestinien. Au total, 51 Palestiniens de Cisjordanie ont été tués depuis que le Hamas a mené son attaque contre Israël samedi dernier.
  • La Russie, qui accuse les Etats-Unis d’être responsables de la situation à Gaza, a appelé vendredi le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) à agir, mettant sur la table un projet de résolution réclamant un « cessez-le-feu humanitaire ». « Nous sommes convaincus que le Conseil de sécurité doit agir pour mettre un terme à ce bain de sang et relancer des négociations de paix dans le but d’établir un Etat palestinien, comme c’est prévu depuis longtemps », a déclaré l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia.
  • Dans une interview en direct sur CNN vendredi, le porte-parole de Tsahal, le lieutenant-colonel Peter Lerner, a « catégoriquement » nié que les forces israéliennes avaient eu recours cette semaine à des bombes à phosphore blanc à Gaza et au Liban. L’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) avait publié jeudi un rapport dans lequel elle disait avoir vérifié des vidéos montrant l’utilisation par l’armée israélienne de bombes à phosphore blanc, alors que celle-ci est strictement prohibée contre les populations civiles.
  • Le bilan des ressortissants français tués dans les attaques du Hamas contre Israël s’est encore alourdi, se montant à dix-sept morts et quinze disparus, a rapporté samedi à l’Agence France-Presse l’entourage de la ministre des affaires étrangères française, qui est arrivée à Tel-Aviv samedi soir.
  • Un deuxième avion de rapatriement de Français en provenance d’Israël, organisé par le ministère des affaires étrangères, s’est posé vendredi soir à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle. Plus de 300 passagers se trouvaient à son bord, a fait savoir à l’Agence France-Presse une source aéroportuaire.

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